Au volant Dacia Duster I (H79) (2010  -  2017 )

Bilan mitigé

29 juin 2012


Une Dacia reste une Dacia. Que l'on s'installe à bord d'une Logan, d'une Sandero ou d'un Duster, le décor est identique. Si la gaîté n'est pas de mise, l'ensemble est sérieux. La position de conduite n'est toutefois pas optimale, l'assise étant haut perchée et le volant ne se réglant pas en profondeur.


L'ergonomie accuse quelques faiblesses. La forme de la console centrale et certaines commandes placées trop bas s'apparentent à ce que l'on pouvait trouver sur une voiture des années 90. La direction est pénalisée par les pneus larges, ce qui rend pénibles les manœuvres de stationnement ainsi que la conduite à basse vitesse. De plus, la direction n'est pas un modèle de précision et manque de ressenti.
 

Freinage paresseux
Développé à partir de la plate-forme de la Sandero et intégrant le train arrière de la Logan MCV (4 x 2), le Duster affiche un comportement en manque de rigueur. Le centre de gravité haut perché et la souplesse des suspensions desservent la précision de conduite. Le roulis prononcé dans les virages invite à la sagesse. Dans ces conditions, l'ESP (en option) se révèle précieux. Pour ceux qui n'évoluent que rarement dans les chemins, le remplacement des pneus mixtes (terre et route) d'origine par des profils routiers est conseillé.

Le freinage déçoit par son manque de mordant et par une efficacité moyenne. La version 4 x 4 s'appuie sur un train arrière multibras et sur une transmission fournie par Nissan, pour évoluer sans problème sur les terrains accidentés. Sans être un franchisseur, il profite d'un premier rapport court et de suspensions à grands débattements pour sortir des difficultés.

Qualité & fiabilité

Tracas minimes
Le train avant provient de la Sandero et le train arrière de la Logan MCV. Cependant, la version 4 x 4 fait appel à un train arrière multibras. Les retours sur d'éventuelles anomalies sont donc très rares.

Le poids contenu de Duster ne met pas à mal les trains roulants, mais les versions à quatre roues motrices demandent plus d'attention lors de l'achat.

En cas d'utilisation hors piste, les différents organes de la transmission et de la suspension doivent être inspectés. Les soubassements peuvent avoir subi des chocs.

Si les problèmes électroniques sont rares, on note quelques allumages inopinés des témoins d'ABS et d'ESP.

Le kilométrage journalier peut se mettre à zéro sans raison et la jauge à essence, donner des informations erronées.

Enfin, les pneumatiques Continental ont parfois nécessité leur remplacement en début de carrière.