Mécanique Mercedes-Benz Classe B I (T245) (2005  -  ... )

Une gamme restreinte

29 juin 2012

Faisant cause commune avec la Classe A pour la partie technique, la Classe B en reprend aussi les mécaniques. Les amateurs de versions à essence sont les mieux lotis avec quatre motorisations disponibles. Cela dit, toutes ne sont pas valables, notamment la B150. Si vous n'utilisez ce monospace qu'en ville, pourquoi pas. Mais sur route, les 95 ch peinent à mouvoir correctement les 1 300 kg.

À l'étage supérieur, le 1.7 de la B170 représente le minimum pour ce type de voiture. À noter que, depuis juin 2009, le constructeur a changé la nomenclature de ses moteurs, les 150 et 170 devenant 160 et 180 sans changement de puissance, mais ils ont hérité au passage d'un système de coupure du moteur semblable à celui de Citroën.
 

Les CDI font la paire

Néanmoins, tout pousse à voir plus grand car les deux motorisations supérieures ne sont guère plus chères et surtout plus disponibles en occasion. La version phare demeure la B200 et son quatre-cylindres 2.0 de 136 ch dont les performances offrent une belle polyvalence à la Mercedes. La déclinaison turbocompressée B200 T lui donne des ailes, mais 193 ch sous le capot d'un monospace sont-ils bien nécessaires ? À en croire la disponibilité en seconde main, certains clients apprécient.

À défaut d'un large choix, les niveaux de puissance des deux moteurs CDI sont bien calibrés. En entrée de gamme, la B180 CDI se caractérise par sa souplesse à bas régime et des performances tout à fait convenables. Des raisons qui expliquent son succès auprès des clients. Nous lui reprocherons toutefois son manque de discrétion au ralenti et dans les phases d'accélération, ainsi que les remontées de vibrations.

Pour plus de punch, il faut se tourner vers la 200 CDI. Sans brutalité, ce bloc délivre son couple généreux, tout en restant très sobre.

Qualité & fiabilité

Éprouvées
Montées sur d'autres modèles, les mécaniques se caractérisent par leur robustesse.

Néanmoins, les moteurs diesels (OM 640) ont connu quelques problèmes au niveau de l'injection.


Ils sont victimes de perte de puissance ou de cognements qui nécessitent le remplacement de la vanne de régulation, voire de la rampe commune.
 

La pompe haute pression peut aussi fuir.

Les premiers modèles sont sujets à des à-coups à cause de la vanne EGR (modification en décembre 2005).

On relève aussi des claquements moteur à chaud (tendeur de chaîne de distribution optimisé).

Les CDI peuvent subir des manques de puissance (capteur de température détaché, étrangleur d'admission à changer).

Les variations du ralenti sur le 200 CDI sont éradiquées par une reprogrammation (11/09).

La courroie d'accessoires est bruyante sur les diesels (tendeur mal réglé) et sur les moteurs

à essence jusqu'en avril 2008 (poulie d'alternateur mal alignée).
 

Les quelques anomalies sur les blocs à essence sont solutionnées par des mises à jour.

Ainsi, les secousses lors de l'arrêt sont réglées depuis mai 2008.

Jusqu'à fin juillet 2005, les vis de fixation de la poulie de pompe de liquide de refroidissement peuvent se desserrer sur toutes les versions (bruit de courroie, climatisation en panne...).