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Guide d'achat occasion, octobre 2018

Couverture du Guide d'achat occasion de octobre 2018
Actuellement disponible en kiosque
Numéro 17, paru le

La référence pour bien acheter

  • 30 marques et 360 modèles analysés
  • Main-d'œuvre constructeur :Quels sont les moins chers ?
  • Enquête : que valent les nouvelles françaises ?
  • Diesels PSA & Renault : Le point sur les pannes récurrentes.
  • La cote Argus de 2008 à 2017 pour 9000 modèles.

 

Edito

S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher aux constructeurs français, c’est le manque d’ambition. Ainsi, pour son nouvel Espace lancé en 2015, Renault n’était pas peu fier d’annoncer qu’il avait fait appel à des ingénieurs de chez Mercedes. Le but : profiter de leur savoir-faire et de leurs conseils « à chaque étape de la mise au point du véhicule ». Quant à Peugeot, il communiquait volontiers, à l’occasion de la sortie de la 308 II, sur le renforcement de son niveau d’exigence en matière de durabilité : évolution du processus de fabrication, modernisation de la chaîne d’assemblage, durcissement des tests. Et que dire de DS Automobiles, « une certaine idée du luxe à la française », qui entend détrôner Audi sur le chapitre de la qualité... Non, les constructeurs français n’ont pas froid aux yeux.
Mais pour devenir premium, il ne suffit pas de le décréter. Comme vous le verrez dans les pages de ce trimestriel, le chemin qui reste à parcourir pour bousculer les marques allemandes est encore long. Pour preuve, les 35 actions correctives dont le fameux Renault Espace a fait l’objet, alors que, précisément, il devait permettre de tirer un trait sur le bilan fiabilité calamiteux de son prédécesseur. Quant au Peugeot 3008 de deuxième génération, si épatant soit-il sur le plan de l’agrément de conduite, il s’est illustré par nombre d’approximations dans l’assemblage, qui ont donné lieu à une vingtaine de notes techniques. Sans parler des débuts de production chaotiques du « joyau » DS7 Crossback dont trois exemplaires sur cinq étaient retouchés au bout de la chaîne de fabrication... 
Si les progrès réalisés par PSA et Renault ces dernières années sont indéniables, les impératifs de réduction des coûts contrarient cette volonté, et la Deutsche Qualität a encore de beaux jours devant elle, avant que ne s’impose la « qualité française » comme référence ultime. 

La Rédaction