Contrôle technique : les douze travaux de Bernard Bourrier
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Contrôle technique : les douze travaux de Bernard Bourrier

Le nouveau président de l'activité contrôle technique du CNPA a tracé sa feuille de route pour les mois à venir. Contrôle pollution annuel, prise en compte de la directive européenne, les thèmes à aborder ne vont pas manquer.

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le

Bernard Bourrier, président du réseau Autovision et du contrôle technique pour le CNPA

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Le contrôle technique est en pleine mutation, il va donc s'agir de faire entendre la profession dans les mois à venir. Bernard Bourrier, président du réseau Autovision et désormais président du métier "contrôle technique" au sein de la branche services de l'automobile du CNPA, a souhaité prendre la parole : "Le contrôle technique est un outil public sous-employé" commence t-il, rejoignant par là la pensée de ses homologues patrons de réseaux.

Afin d'employer au mieux cet "outil", Monsieur Bourrier a donc quelques idées. Augmenter la fréquence des contrôles, évidemment. Mais surtout, étendre le contrôle complémentaire de pollution à tous. A l'heure actuelle en effet, seuls les VUL parmi les véhicules légers sont tenus de faire vérifier leurs émissions chaque année. L'idée serait donc d'envoyer les voitures dans un centre une fois par an : "Cela inciterait les gens à entretenir leurs véhicules" souligne le président d'Autovision.
Bernard Bourrier verrait aussi d'un bon oeil la mise en place d'un contrôle technique plus particulièrement orienté vers la transaction. Les points vérifiés en profondeur ne seraient pas forcément les mêmes que ceux inspectés lors de la visite périodique. Une attention particulière pourrait par exemple être portée au kilométrage du véhicule, de manière à signaler tout incohérence...

Le grand chantier du nouveau président sera toutefois celui de la mise en place de la directive européenne sur le contrôle technique. Le 20 mai 2018, tout va changer : la nomenclature des défauts, la manière de contrôler les véhicules, et la qualification des nouveaux contrôleurs. Ces derniers devront posséder un BAC professionnel, et non plus un CAP de mécanique ou de carrosserie comme aujourd'hui : "Il va falloir que l'on sache se rendre attractif, car nous allons entrer en concurrence avec d'autres professions" note Bernard Bourrier.
Le problème de fond est que le contrôle technique a déjà toutes les peines du monde à recruter des opérateurs. Si l'on restreint encore le vivier en exigeant des qualifications supérieures, le souci ne fera que s'amplifier : "Le risque est de se trouver dans la même situation que dans le véhicule industriel, où 10% environ des postes sont non pourvus" explique le président.

Le CNPA devrait vraisemblablement communiquer dès septembre prochain afin de commencer à parler de la réforme de mai 2018 : "Tous les métiers vont devoir se préparer et préparer les véhicules pour ne pas avoir des taux de refus importants" indique enfin M. Bourrier.