FCA-PSA : la réaction de Renault
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FCA-PSA : la réaction de Renault

Lors d'une émission télévisée au Japon, Jean-Dominique Senard a souligné que l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi n'avait pas forcément besoin de FCA pour assurer son avenir.

Par Alexandre Guillet
Publié le Mis à jour le

Un temps intéressé par un rapprochement avec FCA, Renault va désormais se concentrer sur le redéploiement de l'alliance

Renault / Serge Charonnat

FCA et PSA ont annoncé jeudi 31 octobre 2019 être tombés d'accord à l'unanimité sur le principe d'une fusion entre égaux, quelques mois à peine après une tentative avortée d'union similaire entre FCA et Renault. Un projet que Jean-Dominique Senard avait soutenu, mais que l'Etat français n’avait pas vu d’un bon œil, estimant qu’il pouvait dégrader plus encore les relations au sein de l’alliance. Le projet de fusion entre FCA et Renault « était un bon projet », mais « si je passais mon temps à me désoler, je ne pourrais pas être le patron » de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, a déclaré Jean-Dominique Senard sur la chaîne publique japonaise NHK, lors d'un déplacement à Tokyo.

Les liens capitalistiques de l'alliance ne sont plus à l'agenda

Cette alliance « peut vivre » à trois, a-t-il insisté, tout en n'excluant pas une nouvelle extension dans le futur : « Si elle est attractive, d'autres opportunités d'élargir cette alliance pourront se présenter. Plus elle sera forte, plus elle sera attractive pour d'autres ». Toujours est-il qu’avec le rapprochement entre FCA et PSA, Renault n'est plus du tout sous pression pour réduire sa part au capital de Nissan, une condition qui avait été demandée par le partenaire japonais pour consentir au projet d'union initial entre FCA et Renault. La reconfiguration des liens capitalistiques entre Renault et Nissan « n'est pas du tout le sujet aujourd'hui », a d'ailleurs répété Jean-Dominique Senard, cette fois sur Nippon TV, le vendredi premier novembre 2019.

Ouvrir une nouvelle ère pour l'alliance

Rappelons que la donne a aussi changé à la tête de Nissan, avec la nomination d'une nouvelle équipe de dirigeants censée être beaucoup plus favorable au renforcement de l'alliance. Jean-Dominique Senard a d’ailleurs présidé le 30 octobre 2019, à Tokyo, une réunion du conseil opérationnel de l'alliance, nouvel organe de supervision de l'ensemble créé ce printemps pour tourner la page Carlos Ghosn. Ce conseil a notamment été l'occasion d'enclencher une nouvelle étape pour renforcer l'alliance, tant au niveau du développement commun de technologies que des ressources humaines, a expliqué Jean-Dominique Senard à la NHK. Il a promis des premiers résultats « visibles » d'ici quelques semaines.
(avec AFP)
 

 
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