Grosse décrue dans les ventes de camions en France
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Grosse décrue dans les ventes de camions en France

Les immatriculations de poids lourds ont continué de baisser en novembre 2019 sur le marché français. Un mouvement engagé depuis juillet. Mais l'année sera de très bon niveau.

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Volvo Trucks (ici, un FH I-Save) a gagné un demi-point de part du marché français général (plus de 5 t) de janvier à novembre 2019.

Lars Ardarvewww.ardarve.se, Lars Ardarve.www.ardarve.se

Aux alentours de 55 000 immatriculations. C’est le volume de camions neufs de plus de 5 t qui devrait conclure l’année 2019 en France. Cette prévision s’établit sur la base du chiffre de janvier à novembre – un cumul de 51 337 VN – saupoudré d’une baisse de quelque 20 % sur le mois de décembre 2018, qui était plutôt haut (4 354 unités). Entre juillet et novembre, le marché a cette année abandonné près de 16 % d’immatriculations par rapport à 2018 (18 844 VN en 2019, 22 401 en 2018).

Rappelons, bien sûr, que le premier semestre a donné lieu à plusieurs records absolus  : celui du semestre janvier-juin le plus prolifique (32 493 unités), celui du plus haut mois de mai de tous les temps (5 972) et, surtout, celui du bilan mensuel le plus haut (7 116 unités en juin). On ajoutera qu’à la fin de juin, le marché sur douze mois glissants atteignait le chiffre stratosphérique de 59 248 immatriculations. S’ils illustrent une vraie dynamique de renouvellement, ces scores flatteurs font surtout suite au changement de réglementation sur le chronotachygraphe, comme nous l’expliquions dans cet article en juin dernier.

La décrue a touché tracteurs comme porteurs. Sur le seul mois de novembre, rares sont les bilans positifs. Aucune marque en tracteurs (Scania a limité la casse avec – 0,5 %, soit 2 immatriculations de moins) et quatre en porteurs parmi les sept marques principales, à savoir ceux de Renault Trucks, MAN, Daf et Scania.
 

Au pire, la stabilité du marché 2019


Sur onze mois, le vert est encore de mise. Les tracteurs s’affichent en hausse de 3,9 %, ce qui correspond à 1 069 immatriculations supplémentaires ; les porteurs sont juste à + 1,5 %, soit 335 unités. Sur douze mois, 2018 a abouti à 54 285 unités. Au mieux, une très légère croissance ou, au pire, la stabilité devraient donc caractériser 2019.

Du côté des marques, l’année est déjà très belle pour Scania, qui a, pour l’instant, c’est-à-dire sur onze mois, gagné 3,1 points de pénétration en tracteurs (à 16,7 % de part). Dans ce segment, Daf, qui a devancé Renault Trucks en novembre (chose très rare), a vu sa part progresser de 0,8 point (à 18,1 %). Pour la deuxième fois après 2018, la marque néerlandaise aura livré plus de 5 000 tracteurs sur le marché français. A ces deux progressions s’opposent les baisses de Renault Trucks (– 0,6 point), de Mercedes-Benz (– 0,5), de MAN (– 1,2) et d’Iveco (– 1,7).

En porteurs, fortunes diverses pour le trio des marques généralistes. Le leader Renault Trucks a repris des couleurs, avec 1,6 point de mieux (à 35,8 %), Iveco est en difficulté, abandonnant 2,7 points (12,6 %), tout comme Mercedes-Benz, avec – 1,7 point (à 13,9 %). Les marques du groupe Traton (Volkswagen) ont, elles, grappillé des parts : 0,8 pour MAN (11,1 %) et autant pour Scania (8,3 %).