Jaguar Land Rover (JLR) pourrait aiguiser l'appétit de Carlos Tavares
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Jaguar Land Rover (JLR) pourrait aiguiser l'appétit de Carlos Tavares

Le président du directoire de PSA fait régulièrement savoir qu'il est ouvert à toute nouvelle opportunité d'alliance avec un autre constructeur. Le groupe JLR, propriété de Tata, pourrait faire un parfait candidat.

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le

Carlos Tavares, président du directoire de PSA

Bernard Asset

Le président du directoire de PSA n'a pas nié son intérêt pour le groupe Jaguar Land Rover à l'occasion d'une interview exclusive livrée à Autocar India. Il a ainsi confié que s'allier avec le groupe détenu par Tata serait intéressant, "tant que cela ne devient pas une distraction" a-t-il expliqué. Et de reprendre : "Pourquoi pas ? Pourquoi ne devrions-nous pas discuter de cela ?" avant de préciser bien vite qu'à ce stade, aucune discussion n'a été ouverte avec JLR.

Carlos Tavares parait en effet plutôt satisfait de la récente intégration d'Opel, en mars 2017 : " Avec Opel, nous avons démontré que l'on peut remettre sur le droit chemin une société qui était dans le rouge depuis 20 ans en 12 mois. Donc, il s'agit de quelque chose que nous savons faire" a-t-il encore fait remarquer aux journalistes d'Autocar India.

Le président du directoire a tenu de tels propos au moment opportun. Jaguar Land Rover est en effet dans une phase compliquée. Les résultats de l'exercice fiscal 2018/19 (31 mars au 1er avril) ont laissé à désirer : 578 915 véhicules neufs vendus, soit -5,8%, car le petit sursaut de Jaguar (+3,2%) n'a pas permis de compenser le fléchissement de 9,3% de Land Rover. JLR indique que les ventes ont été particulièrement difficiles en Chine (-34,1%), mais aussi en Europe (-4,5%), à cause du WLTP et de la crise du diesel.
Surtout, les résultats financiers ont suivi la même tendance. JLR ne les a pas encore publiés pour l'exercice fiscal complet, mais sur le troisième trimestre de l'année fiscale (qui s'est achevé le 31 décembre dernier), les comptes du groupe de luxe montraient des signes inquiétants : 3,1 milliards de livres de perte nette après impôt, contre 88 millions de livres de bénéfices un an auparavant.

Contacté par Autocar India, le groupe JLR a fait savoir qu'il n'était pas à vendre.


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