Malus : recettes en baisse en 2019, l'Etat veut se refaire en 2020
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Malus : recettes en baisse en 2019, l'Etat veut se refaire en 2020

Le malus devrait rapporter cette année environ 11% de moins qu'annoncé initialement. Mais en 2020, le durcissement du barème devrait doper les recettes... sauf si le diesel continue de remonter !

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le

Le malus à l'immatriculation des véhicules neufs devrait générer moins d'argent en 2019 qu'escompté, selon le dernier pronostic du gouvernement : "La prévision s'établit à 550 M€ contre une prévision de 610 M€ en loi de finances pour 2019. Cette baisse est liée à l'évolution du parc automobile et à la progression de la part des véhicules moins émetteurs" indique l'exécutif dans le projet de loi de finances 2020.

Une baisse de 10,9% par rapport à la prévision que les statisticiens du ministère de la Transition Ecologique expliquent un peu différemment : "En septembre 2019, les émissions moyennes de CO2 des véhicules neufs sont en baisse, à 109,5 g/km. Cela s'explique par la progression des ventes de véhicules électriques ainsi que par la part croissante des moteurs diesels pour les SUV" notent-ils dans leur analyse mensuelle du marché automobile.

Marie-Laure Nivot, responsable « Intelligence marchés » chez AAA-Data, avait elle aussi relevé le fait que le diesel avait connu un rebond au mois de septembre : +7% d'achats de véhicules neufs à gazole du côté des particuliers.

La prévision de recette du malus est en revanche bien plus généreuse pour 2020. Selon la projection gouvernementale, ce sont 686 M€ qui devraient être récoltés à l'immatriculation des véhicules, soit une progression de 24,7% par rapport à 2019. Le seuil de déclenchement du malus sera en effet abaissé à 110 g de CO2/km dans un premier temps (contre 117 g aujourd'hui), pour ensuite monter à 138 g au mois de juin 2020.