Nissan active le mode reconquête avec l’e-Power et vise 50 000 autos en 2024
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Nissan active le mode reconquête avec l’e-Power et vise 50 000 autos en 2024

Nouveaux modèles électrifiés, offre de financement, communication innovante, centre occasion… Le constructeur Nissan a présenté certains des leviers qui doivent lui permettre de conquérir de nouveaux clients et d’atteindre la barre des 50 000 véhicules vendus au terme de son année fiscale en 2024.

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Le groupe Bony a ouvert en septembre le premier centre d'occasion exclusif Nissan Intelligent Choice.

Nissan / A.Lombard

À fin octobre 2022, la marque Nissan affiche une légère hausse de 0,17 % de sa part sur le marché des voitures particulières en France (1,76 %), avec un volume de 21 939 unités écoulées. C’est peu et beaucoup à la fois pour une marque dont les ventes se sont effondrées ces dernières années. Sa part de marché a été divisée par deux en l’espace de cinq ans (3,4 % en 2017 avec 71 492 unités) en raison de la crise sanitaire, de celle des semi-conducteurs et surtout d’un creux dans le plan produits. En cette fin d’exercice 2022, la marque nippone a stoppé l’hémorragie. Elle entrevoit un volume de 34 300 VP-VUL cette année (dont 28 550 VP), ce qui devrait lui permettre d’augmenter sa part de marché de 0,11 point (autour de 1,75 %). Nissan avance un objectif de 50 000 véhicules neufs immatriculés en France au terme de son année fiscale 2023, courant du 1er avril 2023 au 31 mars 2024 (et 40 000 à fin mars 2023).

Nissan mise sur la technologie e-Power

À l’occasion d’un point presse organisé au sein de la concession du groupe Bony, à Clermont-Ferrand, le constructeur a exposé les leviers qu’il entendait actionner pour poursuivre son redressement, conformément à son plan « Nissan is Back ». L’offensive produits, incarnée notamment par la technologie e-Power, déclinée sur les Qashqai et X-Trail, constitue le premier élément de réponse. Sur les 2 000 Qasqhai commandés en octobre, le constructeur informe que 1 200 étaient équipés de la motorisation e-Power. D’ici à 2026, les véhicules électrifiés (e-Power, hybride, 100 % électrique) devront représenter plus de 75 % de ses ventes, puis 100 % à horizon 2030.

Lancement d'une offre de financement sans engagement

Cette reconquête s’exprime également au moyen d'une communication qui se veut différenciante, tant sur la forme que sur le contenu (Nissan s’est associé à Netflix et Denis Brogniart ces derniers mois), mais également au travers de nouveaux services, à l’image de Nissan Pass. Lancée en cette fin d’année sur le SUV X-Trail, cette offre de financement sans engagement et sans apport (LOA sur 49 mois) s’adresse aux clients « en quête de flexibilité ». Ces derniers peuvent mettre un terme au contrat dès le premier mois (après un préavis de cinq jours). L'offre Nissan Pass se rapproche de celle lancée par Fiat en début d'année sur sa 500 électrique.

15 000 VN en portefeuille

  • Volume de véhicules neufs Nissan en attente de livraison en novembre 2022. 

Le groupe Bony ouvre un centre occasion exclusif

Le business occasion, qui contribue désormais à hauteur de 38 % en moyenne au résultat net d’une concession (contre 20 % il y a cinq ans), représente un autre axe stratégique sur lequel le constructeur entend appuyer pour attirer les prospects. Cette ambition est incarnée depuis deux ans par le label Nissan Intelligent Choice. Depuis septembre 2022, le groupe Bony exploite à Clermont-Ferrand un site exclusif aux couleurs du label, séparé d'environ un kilomètre de la concession Nissan. Il y expose 100 véhicules d’occasion prêts à partir. Ce format inédit pourrait être décliné dans d'autres grandes villes à fort potentiel.  

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Le groupe Bony commercialise en moyenne 45 véhicules d'occasion par mois au sein de son nouveau site de Clermont-Ferrand.

Nissan / A.Lombard

Une rentabilité de 1 % a minima fin 2023

Le constructeur nippon a pris le parti de faire du réseau de distribution un atout pour amorcer cette reconquête. « Je perçois un réel engagement et une volonté d’aller de l’avant de la part des investisseurs. L’autre indicateur intéressant est que nous sommes sollicités par des distributeurs qui ne font pas partie du réseau et qui veulent y entrer, souligne Richard Tougeron, directeur général de Nissan France. Aujourd’hui, tous nos indicateurs sont orientés à la hausse, mais nous ne fanfaronnons pas. Le chemin est encore long, et nous souhaitons le suivre avec le réseau. Celui-ci est très structuré, solide financièrement, et il nous a soutenus dans les périodes difficiles. En France, je ne vois pas l’intérêt d’adopter un contrat d’agent, cela occasionnerait beaucoup de déboires. » Le constructeur table sur une rentabilité moyenne du réseau de distribution de 1 % a minima en fin d'année 2023 (0,1 % en 2021 et en 2020).