Renault cède sa filiale russe et sa participation dans AvtoVaz
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Renault cède sa filiale russe et sa participation dans AvtoVaz

Conséquence logique de la suspension de son activité suite au déclenchement de la guerre en Ukraine, le groupe Renault annonce officiellement avoir cédé sa filiale russe et sa participation dans AvtoVaz, maison-mère de Lada. Les deux opérations auraient été réalisées pour un rouble symbolique.

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Le groupe Renault dispose d'une option de rachat sur AvtoVaz pendant six ans, si le contexte lui permet de revenir sur le marché russe à l'avenir

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Selon les mots de Luca de Meo, directeur général du groupe Renault, c’est une « décision difficile mais nécessaire ». Après avoir décidé de suspendre ses activités en Russie suite au déclenchement de la guerre en Ukraine, le constructeur automobile français annonce, ce lundi 16 mai, avoir signé des accords de cession de tous ses actifs dans le pays dirigé par Vladimir Poutine.
Renault Russie est ainsi entièrement cédé à la ville de Moscou, tandis que sa participation de 67,7 % dans AvtoVaz, maison-mère de Lada, est vendue à Nami, l’Institut central de recherche et de développement des automobiles et des moteurs. Selon deux sources citées par l’agence Reuters, qui évoquait déjà cette possibilité fin avril, chaque opération a été réalisée pour le prix d’un rouble symbolique.

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Une option de rachat pendant six ans sur AvtoVaz

Le groupe Renault précise dans un communiqué que ces transactions se font sans aucune condition, tandis que « toutes les autorisations requises ont été obtenues ». Le constructeur dispose toutefois d’une option de rachat de sa participation dans AvtoVaz, « exerçable à certaines périodes au cours des six prochaines années ».
Alors que ces actifs cédés représentent 2,2 milliards d’euros pour Renault et seront déconsolidés dans les prochains comptes semestriels, Luca de Meo dit avoir réalisé « un choix responsable » pour les 45 000 salariés situés en Russie. Ceci « tout en préservant la performance du groupe et notre aptitude à revenir dans le pays à l’avenir, dans un contexte différent », poursuit-il. Depuis le début du conflit le 24 février 2022, plus de 400 entreprises se sont retirées de Russie, laissant derrière elles des milliards d’euros. De tous les constructeurs automobiles, Renault est l’un de ceux qui étaient le plus impliqués sur le marché russe.
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