Stellantis. L'usine de Melfi ralentie en avril après dix jours d'arrêt
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Stellantis. L'usine de Melfi ralentie en avril après dix jours d'arrêt

Alors qu'elle a repris ses activités le 14 mars après une dizaine de jours d'arrêt liée à la pénurie de semi-conducteurs, l'usine Stellantis de Melfi s'apprête à ralentir de nouveau sa cadence de production à compter du 4 avril, selon les syndicats. Les semi-conducteurs manquent toujours à l'appel.

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L'usine Stellantis de Melfi produit la Fiat 500X, ainsi que les Jeep Compass et Renegade

alessandro altavilla

Même si Carlos Tavares a affirmé que le groupe Stellantis était assez peu affecté par la guerre en Ukraine, car sa base d’approvisionnement n’est pas située en Europe de l’Est, ses usines de production connaissent régulièrement des perturbations de production à cause de la pénurie de semi-conducteurs. C’est notamment le cas de l’usine italienne de Melfi, qui produit la Fiat 500X, ainsi que les Jeep Compass et Renegade.
Son activité a repris le 14 mars après une dizaine de jours d’arrêt, mais le site devra pourtant adopter de nouveau une cadence de production ralentie à compter du 4 avril, si l’on en croit les syndicats italiens du constructeur. Seules 15 équipes de production sur 17 pourront travailler, ce qui entraînera la mise en congé d’environ 1 500 employés chaque jour dans cette usine comptant 7 000 personnes.

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Stellantis évoque une planification de production « difficile »

La production du site italien de Melfi a déjà été arrêtée pendant une dizaine de jours début mars.
Dans un communiqué commun, les syndicats italiens de métallurgie affirment que Stellantis estime « de plus en plus difficile tout type de planification de la production », car la Russie et l’Ukraine sont les « principaux producteurs de matières premières nécessaires à la fabrication des semi-conducteurs ».
L’Ukraine produit en effet environ 50 % du volume de gaz néon purifié et 40 % de celui du krypton, qui sont utilisés dans le procédé de lithographie lors de la fabrication des semi-conducteurs. Alors que de nombreux fabricants de puces s’approvisionnent en Ukraine, notamment à Odessa qui est considérée comme la capitale du gaz néon, une aggravation de la pénurie est redoutée.
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